La truite sauvage




Tout d'abord, un poisson fragile......




le même poisson sauvage en haut et en bas (truite du Léguer de 35cm)



une espèce finalement méconnue en France car souvent vu morte et considérée comme un repas  (détail de la tête d'un poisson vivant avant sa remise à l'eau. On peut découvrir la beauté de sa robe) 


La truite sauvage des  rivières bretonnes, véritable joyaux vivant, ne vit jamais loin de sa zone de repli et n’en sort que pour se nourrir, pendant le frai ou pour quitter une partie de rivière polluée. Elle peut éventuellement descendre en mer.  Sa robe change alors de couleur et son mode de vie diffère pendant quelques temps. En rivière, et en cas de danger, SALMO TRUTTA, ce réfugie immédiatement dans sa cache. La plupart du temps, les poissons de belle taille se trouvent dans leur refuge et c’est la raison pour laquelle on ne les voit que rarement  contrairement aux poissons de taille plus modeste. Les grosses truites sont de véritables fauves et sont des chasseurs extrêmement efficaces  possédant de formidables ressources d’adaptations.



 le même poisson sauvage en bas et en haut 
truite de la Penzé de 40 cm tout rond (poisson rare de nos jours en Bretagne)


La plupart des poissons possède un mucus qui recouvre leur corps et leur sert de protection naturelle contre les agressions microbiennes et bactériennes évoluant dans leur milieu. La truite n’échappe pas à cette règle. Il faut donc, lors de sa capture, se mouiller les mains pour ne pas enlever ce mucus, ne pas la serrer au risque de lui endommager ses organes internes, et surtout ne pas la sortir de l’eau (ou avec les deux mains et seulement quelques secondes), pour limiter le stress déjà important lors d’une capture. Une épuisette à maille fine permet d’abréger le combat, et de prendre, éventuellement une photo. Le poisson doit être remis dans sont élément le plus vite possible sans geste brusque. La remise correcte d’un poisson ne peut se faire, bien sûr, qu’avec une technique de pêche qui utilise un hameçon simple et sans ardillon. Un poisson ayant engamé un hameçon est bien sûr condamné. L’hameçon triple est évidement un véritable objet de torture pour la truite et tous les poissons en général. Mais à chacun sa sensibilité et son respect du vivant.

Peu d’étude ont été réalisées sur le mode de vie de ce poisson magnifique et la pêche à la mouche est un outil formidable pour une approche éthologique de la truite de rivière. Les chercheurs devraient bien souvent se concerter avec certains pêcheurs pour améliorer les connaissances d’espèces finalement méconnues. Cela ne ferait qu’enrichir les données déjà existantes.
Eric Hamon


 truite sauvage de 36cm sous sa forme migratrice (salmo trutta trutta) capturée sur le Léguer



poisson de 34 cm, déjà un beau poisson qui va grandir